Billetterie
Marcus Miller
Scène de la Cour - à partir de 21h
mercredi 27 juillet 2016
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« Le pouvoir de la musique est sans limite. A travers les spirituals, le jazz, la soul, nous avons pu préserver notre Histoire, car tout le reste avait été effacé. J’ai fait beaucoup de recherches avant de commencer à enregistrer “Afrodeezia”, et au moins autant de découvertes pendant les séances d’enregistrement ! Ma volonté principale était de remonter à la source des rythmes qui font la richesse de notre héritage musical, de partir de l’Afrique pour les suivre, comme à la trace, jusqu’aux Etats-Unis. Ce périple nous a menés du Mali à Paris, de La Nouvelle-Orléans à Sao Paulo, en passant par les Caraïbes.
J’ai eu le bonheur de collaborer avec des musiciens maliens, burkinabais, brésiliens, trinidadiens... »
« C’est après avoir visité la Maison des Esclaves, sur l’île de Gorée, que j’ai composé Gorée, qui figurait sur mon précédent disque, “Renaissance”. Sur scène, j’ai vite ressenti le besoin de raconter ce que j’avais ressenti au Sénégal. Je voulais que les gens comprennent que ce morceau ne parlait pas seulement de la tragédie de l’esclavage, mais qu’à travers la musique, notamment, ces personnes qui s’étaient soudain retrouvées au fond d’un bateau avaient trouvé un moyen de survivre, transformé toute leur détresse en joie. C’est peu après que j’ai été nommé Artiste de l’Unesco pour la Paix, porte-parole du projet La Route de l’Esclave, et que j’ai commencé à réfléchir à “Afrodeezia”. »

« A Sao Paulo, en jouant une samba avec des percussonnistes locaux, j’ai réalisé que j’avais entendu le même rythme au Maroc, joué par un musicien gnaoua ! Toutes ces connexions me fascinent. Après tout, comme me disait Taj Mahal : “La Nouvelle-Orélans est juste la partie le plus au Nord des Caraïbes...” Là-bas, nous avons joué toute la nuit dans un studio, c’était merveilleux. Tant de choses sont arrivées que je n’avais pas prévues au départ... En Pologne, lors d’un festival de jazz, j’ai rencontré Alune Wade, un bassiste sénégalais qui, de fil en aiguille, a fini par chanter sur “Afrodeezia”... »
« C’est ma musique que vous entendez sur “Afrodeezia”, elle reflète ce que je suis aujourd’hui : un musicien ouvert, toujours en éveil, qui a trouvé sa vraie personnalité depuis une dizaine d’années, mais qui doit continuer d’évoluer. Je suis fier de mon groupe de jeunes musiciens : Alex Han au saxophone, Adam Agati à la guitare, Brett Williams aux claviers et Louis Cato à la batterie. Ils forment le noyau dur d’“Afrodeezia”, autour duquel gravitent des solistes venus de tous les pays que nous avons traversés. Tous ces apports crééent une nouvelle dynamique dans ma musique. Il y a des sonorités inouïes, de la kora, du guembri, beaucoup de percussions... »

« Une nouvelle ère s’ouvre pour les Noirs américains. Les tests ADN de plus en plus sophistiqués nous permettent désormais de dire que nous ne sommes pas originaires de Caroline du Nord, de Virginie ou, au mieux, des Caraïbes. Grâce à ces tests, je sais que j’ai du sang nigérian. Ces connexions sont tangibles, elles sont dans mon sang. “Afrodeezia” est le reflet le plus juste de la personne que je suis aujourd’hui. Avec ce nouveau  répertoire, il n’y aura plus de différences entre celui que je suis dans la vie et le musicien que vous voyez sur scène et ça, ça change tout. »

Distribution
Marcus MillerBasse, Clarinette basse et Guimbarde
Brett WilliamsClaviers
Alex HanSaxophone
Russel GunnTrompette
Alex BaileyBatterie